Le nouvel algorithme qui fait trembler le Web !

Le nouvel algorithme qui fait trembler le Web !

Google déréférence, depuis le 21 avril, tous les sites web qui ne proposent pas un affichage optimisé pour périphériques mobile. C’est avec ce type de décision unilatérale, que nous prenons conscience que la firme de Mountain View nous tient tous entre ses mains. Cette décision ne fait qu’accentuer une tendance en cours depuis plusieurs années : plus de 60% de la consultation web mondiale se fait par mobile. Google prend donc acte et privilégie les acteurs qui s’adapteront.

« Google a un droit de vie et de mort sur certains sites internet, si on est déréférencé de Google, on perd entre 60% et 80% de son chiffre », explique à l’AFP Jonathan Vidor, président de l’agence e-marketing JVWEB.

Même si le mobile ne représente qu’une petite partie de ces revenus, « tout le monde a eu peur que Google ne fasse une action violente », poursuit-il.

Pour le site technophile américain Wired, « il s’agit probablement du changement le plus important de ces dernières années. Et c’est un rappel de la façon magnanime mais complètement égoïste dont Google utilise sa puissance sur le marché pour accélérer les changements dans le reste de l’internet ».

Mais au delà de ce sympathique argument de bon sens, c’est la grande offensive du Titan Google avec son système mobile Android contre l’autre Titan du secteur Apple qui se joue sous nos yeux.

En 2011, le changement d’algorithme « Panda » avait ainsi affecté plus de 10% des sites en anglais, et le suivant, « Penguin » en 2012, quelque 4%, rappelle-t-il.

Google plaide l’intérêt pour les utilisateurs : « Comme les gens font de plus en plus de recherches sur leurs appareils mobiles, nous voulons nous assurer qu’ils trouvent des contenus qui ne soient pas seulement pertinents et à jour, mais aussi facile à lire pour interagir depuis les plus petits écrans mobiles », a expliqué le géant américain dans son blog.

Plus de la moitié des consultations internet sont faites aujourd’hui sur des terminaux mobiles dans le monde (45% en France selon Médiamétrie), une tendance tirée par les pays en développement où les mobiles sont plus répandus que les ordinateurs de bureau.

« Google a perdu son pari du “search mobile” en pensant que les éditeurs allaient adapter leurs sites d’eux même au mobile alors que beaucoup ne l’ont pas fait », note Paul Amsellem, expert en marketing mobile. Du coup, ce sont les applications, dont Apple a été le pionnier, qui ont tiré leur épingle du jeu grâce à une ergonomie plus adaptée.

Apple avait cru très tôt à un avenir où l’on télécharge des applications sur son mobile. Il contrôle l’ensemble des applications, les contenus, le graphisme, la technologie, pour faire que l’expérience utilisateur soit la meilleure possible sur l’internet mobile et a pris de l’avance sur les usages des mobinautes, souligne-t-il.

Si l’utilisateur de smartphone a du mal à utiliser son moteur de recherches, avec des résultats qui ne sont pas adaptés, il utilisera de moins en moins les services de Google, qui gagnera moins d’argent avec la pub et les liens sponsorisés qui sont sa première source de revenus.

Le groupe cherche ainsi à ramener les utilisateurs vers la recherche sur mobile au prix d’une sélection drastique des sites dans ses recherches.

Selon une étude de l’éditeur de solutions informatiques Yooda, 64% des sites français ne sont pas adaptés à la navigation sur mobile.

Outre-Atlantique, les tests du site technologique Techcrunch ont révélé que 44% des sites des plus grands groupes du Fortune 500 ne sont pas conçus pour smartphones.

On peut s’interroger sur un point, que faut-il pour rendre un site internet compatible avec cette nouvelle évolution ?

Les sites Flash, qui avaient déjà pris un coup de vieux lorsque Steve Jobs avait décidé de ne pas porter cette technologie sur iPhone, relèvent désormais du néolithique de l’ère internet.

Pour les autres sites, il faut les traiter au cas par cas selon la maquette graphique et l’organisation des différents codes (codage de la page, codage des styles de pages).

On s’aperçoit que beaucoup de sites en Suisse romande ont omis de prendre plusieurs virages technologiques ou sociaux : beaucoup de sociétés ont un site statique mis à jour seulement une ou deux fois par an et sont complètement passés à côté de la révolution des réseaux sociaux dans la communication d’entreprise.

Cette décision unilatérale est donc peut-être l’occasion pour les responsables de PME Suisse de rattraper d’un seul coup le train internet qui file vers de nouveaux horizons !

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*Agence créative

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